1,063 million : C’est le nombre de transactions enregistrées en 2019, en progression de 10 % par rapport à l’année précédente. Plusieurs raisons ont permis de favoriser les achats immobiliers en compensant la hausse des prix de ces dernières années : l’évolution des revenus des ménages, l’allongement de la durée d’emprunt et la baisse des taux notamment. A noter cependant que le dépassement de la barre symbolique du million de ventes doit être rapporté à l’augmentation du nombre de ménages français depuis une décennie.

10 000 € : c’est le prix moyen au m2 franchit cette année à Paris. Ce niveau record a poussé certains commentateurs à parler de « bulle spéculative ». Pourtant, l’augmentation des prix à Paris se situe sous la barre d’autres grandes villes françaises. En effet, depuis 2016, date à laquelle les prix sont repartis à la hausse, Paris a vu ses tarifs grimper de 28,6 %, contre 29,8 % à Bordeaux, 31,2 % à Nantes et 39 % à Lyon.

+ 1,9 % : c’est l’augmentation moyenne des prix de l’immobilier en France. Cette hausse atteint + 5,2 % dans les dix plus grandes villes françaises. Il s’agit de la quatrième année consécutive de hausse des prix.

+ 11 % : c’est l’augmentation des prix observée à Lyon en 2019 ; la plus forte hausse constatée sur tout le territoire. Cette hausse s’explique par une démographie croissante, un faible taux de chômage et un statut de pôle d’innovation international dans des secteurs de pointe (biotechnologies, chimie, digital…). Nantes se place en deuxième position (+ 9,5 %) grâce à son attractivité diversifiée dans le secteur secondaire (construction navale…) et tertiaire (biotechnologie, santé…) qui attire près de 3500 nouveaux habitants par an. Villeurbanne complète le podium avec + 8,1 % d’augmentation des prix liée à un marché de report pour les candidats à la propriété n’ayant pas trouvé de biens à Lyon.

– 5,1 % : c’est la baisse des prix enregistrée à Mulhouse en 2019. Vient ensuite Le Havre (- 4,3 %) et Calais (-2,8 %). Un taux de chômage plus élevé que la moyenne nationale à Calais (12,7 %) et au Havre (10,5 %) ainsi qu’une démographie en berne (- 1,2 % à Mulhouse entre 2011 et 2016) expliquent en partie ces résultats.





Angeline DOUDOUX

 

© Editions Francis Lefebvre – La Quotidienne